Les articles Ouest-France avec les deux journalistes, la petite brune Isabelle Lê qui signe l'article et Josué Jean-Bart, d'originie antillaise, qui a joué les photographes avec son collègue habituel, Stéphane Geufroi, le chauve.
Et les commentaires qui conviennent.
Page Calvados
Manifestation houleuse autour du rectorat Hier matin, les étudiants ont voté le déblocage de deux des campus de l'université de Caen. Des heurts avec les forces de l'ordre se sont produits au cours de la manifestation de l'après-midi.
« Blocage, occupation, jusqu'au retrait de cette loi bidon ! » Au départ de la manifestation à l'université de Caen, plus de 2000 étudiants et lycéens (1 300 selon la police) forment un long cortège qui descend en centre-ville. Toujours en lutte contre la loi Pécresse, les manifestants sont remontés. Des rumeurs circulent sur le déblocage par les forces de l'ordre de deux lycées de la ville (lire ci-dessous
[NDLR Résistances : article non présent sur Internet et scanné.] ). «
Police partout, justice nulle part », scandent les jeunes.
Après une demi-heure de marche, étudiants et lycéens piquent un long sprint dès la place Fontette et filent droit sur le rectorat.
« Occupons-le ! C'est là que se prennent les décisions d'évacuer les établissements scolaires », hurle un étudiant au mégaphone. 600 à 700 jeunes forcent les grilles et s'engouffrent dans le parc. Ils réussissent à pénétrer au rez-de-chaussée du bâtiment.
Des policiers et des gendarmes mobiles les rejoignent à l'intérieur des locaux. Ils les repoussent. Le contact est musclé. Protégés derrière des tableaux qu'ils utilisent comme paravent, étudiants et lycéens essaient de rester à l'intérieur des couloirs mais sont vite délogés à coups de matraques (lire ci-dessous
[NDLR Résistances : article Internet ci-dessous signé Josué jean-Bart.] ).
LacrymogènesÀ l'extérieur, les jeunes essuient des tirs de grenades lacrymogènes. Ils répliquent par des jets de pierre, de morceaux de bois et de canettes de bière.
[
NDLR Résistances : Isabelle Lê qui se trouvait à discuter avec un collègue blond barbu se trouvait sous le garage en face de la barrière. Or même en regardant la photo, et j'ai été témoin de cela, il s'agit juste d'une planche jetée pour la barricade puis les forces de l'ordre, la pierre des éclats d'une brique de calcaire présente sur la photo et peu jetés, quant aux canettes, il n'y en a pas eu lors du rectorat mais dans la rue. Voilà une confusion des genres. Ensuite Isabelle Lê s'est trouvée de par sa position dans le groupe qui a remonté vers le Nice caennais, le Zénith, contrairement à ses deux autres collègues de Ouest-France.] Les manifestants reculent et se retrouvent dans la rue. Il est autour de 16 h. Les forces de l'ordre chargent et dispersent les manifestants rue Caponière et dans les ruelles adjacentes.
[NDLR Résistances : faux. Ce sont quelques lycéennes effrayées qui se sont planquées dans les cochères ou au Bon Sauveur mais sont revenues. Le gros est resté.] Chez les étudiants, l'incompréhension règne.
« On ne sait plus quoi faire pour se faire entendre, témoigne cette étudiante d'IUT, hagarde.
La ministre n'a pas abrogé sa loi et ne nous donne que des amuse-gueules. » Après une valse-hésitation, le cortège se reforme.
[NDLR Résistances : Faux : le cortège s'est reformé à l'Hôtel de Ville.] Direction : l'hôtel de ville. Sur le parvis, les manifestants entassent pêle-mêle barrières métalliques et poubelles. Avant de se rendre à la préfecture où de nouveau les forces de l'ordre les attendent.
Des tirs de grenade lacrymogène dispersent la foule. Les derniers irréductibles retournent au campus.
[NDLR Résistances : ensuite vous n'avez qu'à lire l'article de Josué Jean-Bart dans la page du Calvados ci -dessous.] Où ils se donnent rendez-vous à 10 h 30 aujourd'hui au Phénix, « pour libérer les camarades interpellés ».
Isabelle LÊ.
Ouest-France
Avec cette photo des éléments qui veulent en découdre:

Sous titre :
Des heurts ont eu lieu en milieu d'après-midi hier au rectorat à Caen entre étudiants et lycéens en lutte contre la loi Pécresse et les forces de l'ordre.
Le point sur les lycées et les campus par Ouest-France.


Et oui, la rectrice et le directeur de Dumont-d'Urville sont de la même classe, celles des notables, des bourgeois qui ont choisi prof pour briller en société. Le directeur de Dumont-d'Urville a même bien intégré le vocabulaire Pernaut des médias.
Page Calvados : Articlé signé Josué Jean-Bart.
Deux altercations, autant de points de vue
Que s'est-il réellement passé, au rectorat d'académie, de Caen ?
« Une cinquantaine de manifestants sont entrés par l'arrière », retrace le rectorat. Un groupe qui serait arrivé par la rue de la Haie-Vigné.
« Ensuite, ils se sont postés à l'entrée. A ce moment, le gros des manifestants a enfoncé les grilles rue Caponière », reprend l'administration scolaire.
[NDLR Résistances : ceci est un point de vue satellite pour comprendre, non présent dans Ouest-France.
]500 Ã 600 manifestants envahissent alors le parc.
« 150 personnes sont entrées dans le rectorat. On a demandé aux forces de l'ordre d'évacuer l'établissement. » [NDLR Résistances : Faux : ce sont une centaine de lycéens qui n'ont pas franchi la barrière] Jusque-là , les versions sont à peu près concordantes. Elles divergent singulièrement après. Les manifestants assurent avoir essuyé des tirs de flashball (munition en caoutchouc) à l'intérieur de l'édifice.
Un panneau d'affichage est arraché.
« Pour se protéger des tirs et des coups de matraque », affirme un étudiant. Qui indique que quelques-uns de ses camarades sont touchés aux jambes par des projectiles.
[NDLR Résistances : les coups de matraques ont été faits de haut en bas.]Une version que réfute le rectorat.
« Les manifestants ont chargé avec le panneau. Du côté des policiers, on a vu des bâtons, mais pas de flashball. » Quant à la préfecture, elle s'inscrit en faux contre cette version des faits.
« Il n'y a pas eu de tir de flashball, pas même de tir tendu de grenade : elles sont envoyées en l'air », affirme le directeur de cabinet du préfet, Jean-Baptiste Rotsen.
[
NDLR Résistances : Faux, les manifestants n'ont pas chargé avec le panneau car celui était dressé de face. Or la pénétration n'a pas pu avoir lieu de face par la fermeture électronique des portes coulissantes. D'ailleurs, il a été déplacé en vue de cette charge comme une barricade. Le flash-ball n'a pu être fait dans l'accueil à cause de "l'étreinte". Cela a été une intimdation dans le jardin.][NDLR Résistances : Lire page Calvados l'entre-deux avec la mairie : c'est très pratique leur fil de lecture à Ouest-France.
]Plus tard, devant la préfecture, les deux groupes se sont de nouveau défiés.
« On s'est fait charger pour rien », clame un manifestant au retour de cette longue journée.
« Un groupe est venu devant la préfecture avec des barrières métalliques entreposées devant le portail, répond Jean-Baptiste Rotsen.
Il a amené des poubelles. Un jeune homme a mis le feu dedans avec un fumigène. » À ce moment, les gendarmes mobiles ont fait reculer les jeunes.
« Il y a eu des jets de pierres et de canettes de bière. » Deux grenades lacrymogènes auraient alors été tirées.
[
NDLR Résistances : Les barrières métalliques peu nombreuses proviennent des travaux de l'esplanade de la mairie pour les installations de Noël. Quant au jeune pyromane, c'est bien seul individu hors de tout groupe, un lycéen inconscient qui se contentait de mettre le feu de son briquet à une publicité, donc pas de fumigène. En effet, j'ai dû retirer ce papier alors qu'on allongeait des poubelles place des anciennes boucheries, en haut de la rue Caponière.]Bilan de la journée : de nombreux blessés chez les manifestants selon eux mêmes, dont trois se seraient présentés aux urgences du CHU pour des contusions. Deux représentants des forces de l'ordre blessés l'un à l'arcade sourcilière
[NDLR Résistances : et leurs casques
] l'autre à une cheville sur une quarantaine d'intervenants, essentiellement des gendarmes mobiles et quelques policiers. Six interpellations, principalement des lycéens mineurs.
Josué JEAN-BART.
Ouest-France
Avec cette photo :

Sous-titre :
Scène confuse devant le rectorat d'académie : les manifestants sont expulsés du bâtiment. [NDLR Résistances : il s'agit des dernières personnes évacuées de l'accueil du rectorat. Photo signé donc par Stéphane Geufroi.]
Autre photo page Caen : celle du premier passage devant la mairie pour atteindre le rectorat.
Encore des modifications faites d'après mes commentaires.
Cette fois, c'est le Liberté ! Comparer avec la semaine dernière page 5 sur ce sujet.
Il n'y a rien sur l'action de mardi !
Mais un portrait d'une étudiante bien impliquée dans la contestation.
De même, seulement les réponses de Jean-Léonce Dupont (quelles sont les questions ?) dont j'ai fait l'analyse de l'interview qu'il avait donné à France 3 BN. Voir page 5 tout en bas sur ce sujet.
Coïncidence, tous les points de protestations sont posés (France3 n'en avait abordé que deux : les frais d'inscription et l'influence des entreprises). De même, le "au moins" de mon commentaire est repris ; comment ? Voilà le mystère.
Alors petits commentaires ou rappels :
L’orientation active est annexe à la LRU. Seulement cette présélection a la forme d’un avis mais pourra devenir effective comme cela a lieu dans les IUT. Mais ce pourra être comme un numerus clausus comme en médecine. En fait, tout dépendra de la gestion de l’université, ce que l’autonomie appuiera.
Les frais d’inscription sont tabous pour l’université car elle fait payer l’étudiant et est donc un très gros point de contestation. Mieux vaut la paix étudiante. Comme d’habitue, d’abord la réforme LMD, puis maintenant l’autonomie et enfin, la forte hausse des frais d’inscription comme les autres pays.
Mais pourquoi l’Etat ne complèterait-il pas lui-même ces laboratoires de recherche ? Et pas besoin d’EDF. L’Etat et l’enseignement supérieur doivent être autonomes.
L’autonomie permet à l’université de gérer ses filières. S’il n’y a pas assez d’élèves et pas de fonds apportés par le privé, les entreprises, rien ne sert de les maintenir.
Mais ce service d’orientation et d’insertion existe déjà .
Sur la composition, c’est là où mes commentaires ont le plus d’influence. Là où, sur France3, ce jeune giscardien martelait « un » représentant des entreprises comme seul et unique, il se reprend : c’est un minimum (« au moins »).
Mais quelle différence entre un chef ou cadre d’entreprise et un acteur du monde économique et social ?
Cet acteur n’est pas un élu local, un représentant des collectivités territoriales.
Mais qui est-il alors ? Fantomas ? Un syndicaliste. Et pas un gauchiste. Un membre du MEDEF, comme actuellement. (Il y a bien un syndiqué CGT mais à l’invitation du personnel enseignant et IATOSS, celui du MEDEF a toujours été invité par l’université.)
Bon après, on revient aux belle promesses.
Autrement, retenez ceux du Ouest-France.