Piquet de Grève - Bâtiment lettre - université de Caen

Modérateurs: Anartoka, Jonathan

Messagede Unicaen le 28 Nov 2007, 13:26

[align=center]A PROPOS DES INCIDENTS DU 20 NOVEMBRE 2007 SUR LE CAMPUS 1[/align]

Mardi 20 novembre, suite à la manifestation syndicale du matin, une AG s'est tenue au gymnase de l'université. Après un point d'information et un débat sur le blocage, celui-ci a été reconduit à la majorité des 2/3 des 1500 personnes présentes.

A 15h, 1200 étudiants, lycées, précaires et salariés se sont rassemblés au phénix pour partir à la manifestation entre autre contre la LRU et pour l'accès libre et gratuit aux services publics. Dans le même temps, 200 étudiants contre le blocage se regroupaient afin de décider un déblocage des bâtiments sciences et droit. L'hypocrisie de ces anti-bloqueurs est totale. Ils se revendiquent démocrates et non violents; et pourtant, avant même la fin de l'AG, décident de bafouer les décisions de celle-ci. Ils organisent un "meeting de la haine" où l'assistance est chauffée à blanc par des meneurs se déclarant étrangement pacifiques auprès des médias. On a pu y entendre; "nous vous assurons de notre capacité à faire respecter nos droits", "vous nous poussez à la violence (s'adressant ici à la vice-présidente présente lors de cette réunion); "on ira investir nos locaux", ilfaut faire intervenir les forces de police", il faut agir maintenant".

Ces briseurs de grève ont donc investi le bâtiment sciences pour atteindre le bâtiment droit par la galerie vitrée. Lors de cette action une minorité des débloqueurs apparemment affiliés à l'extrême droite, ont montré leur non-violence en utilisant leurs plus fins arguments: cagoules, gants, para boots et battes de base-ball... Ne se laissant pas décourager pour débloquer la porte du bâtiment droit, ces nervis ont utilisé des gaz lacrymogènes afin de faire évacuer les bloqueurs de leurs points stratégiques sous le regard complice de la police, de la BAC, de RG et du directeur de la sécurité publique du Calvados monsieur Bouteloup. un grand nombre de matériel a été dégradé dans le but d'accuser de vandalisme les occupants des bâtiments: chaises, fenêtres, tables...
Les étudiants contre le blocage qui disent s'être dissociés de cette action tout en ayant suivi cette minorité ont de sérieuses questions à se poser.
N'oublions pas que ces anti-blocages pour légitimer leur action, avaient invité France 3 et Ouest-France afin d'accuser les grévistes de ces dégradations. La version média présentée à ce propos sent vraiment la rose.

Au final à 17h, à la vue des dégradations et des multiples violences commises par les anti bloqueurs, la Présidente de l'université décide de la fermeture administrative du bâtiment droit et de l'IUP agro-alimentaire. La gendarmerie mobile n'étant pas intervenue, leur manoeuvre a échoué et les a desservis: le bâtiment droit est désormais fermé, la détermination des grévistes s'est renforcée.

[align=center]A chacun de nous de réfléchir sur ce qui s'est passé, et d'en tirer les conclusions qui s'imposent.

Pour nous grévistes et occupants: plus que jamais, la lutte continue!
[/align]

[align=right]L'Assemblée générale de lutte du campus 1, le 22/11/2007[/align]
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Messagede OAM le 28 Nov 2007, 14:16

Alors toutes les images dans le Ouest France. et la version papier de ce qui manque sur Internet.

D'abord on fait la une.
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Puis les pages nationales
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La page Calvados
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Avec ces articles dessous
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La page Caen
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Et le dépassement du directeur de Dumont d'Urville
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Alors quelques commentaires :

je voudrais remercier cet étudiant de la page Calvados et ces deux étudiantes de la page Caen d'avoir suivi mon conseil d'exagération que je donnais la semaine dernière de montrer aussi sa carte bancaire et sa carte Vitale en plus de sa carte étudiante (facilement pas identifiable levée dans une foule). Je ne m'en demandais pas tant non plus.

Autrement, hier soir, dans son 19/20, France3 Basse Normandie titrait sur le mouvement "Bis repetita" (et comprenez la suite "placent") ou "Les choses répétées, redemandées (plaisent)". Justement je plaçais cette inspiration d'après le vers de Horace pour souligner une coquille dans un article de Ouest-France hier. Coïncidence :?:
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Messagede Anartoka le 28 Nov 2007, 14:38

UDR a écrit:Image

Bah oui elle est très jolie Mlle ***** et en plus de droite,
Comme quoi la rue Varignon est plein de trésor que vous ne soupçonniez pas !
Bisous à toi "l'hystérique qui compte"


D'ailleurs....

Son autocollant été sur sa cuisse droite et le journaliste de ouest-france lui a demandé de le mettre sur son épaule pour la photo ....
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Messagede benoit le 29 Nov 2007, 21:52

N'étant pas présent aux débuts des faits, j'ai recueilli plusieurs témoignages.

15h30, un groupe d'appui a déjà investi les bâtiments du rectorat rue Caponière quand la manifestation y arrive. L'ambiance est plutôt détendue, le cortège est composé d'environ 80%de lycéens. Quelques précaires solidaires sont aussi présents. Un quart d'heure après, les gendarmes mobiles et les policiers investissent les bâtiments. Ils cassent une porte et rentrent dans les couloirs. Il y a alors 80/90 personnes à l'intérieur et du monde à l'extérieur dans le parc. Afin de se protéger de l'intervention policière, des occupants se protègent avec un panneau d'affichage, celui-ci ne résiste pas à un tir de flash ball. L'évacuation est violente, des occupants se prennent des coups sur la tête, d'autres s'échappent par les fenêtres (les policiers en ont cassé quelques unes). Le personnel du rectorat est assez choqué par ce qu'il est en train de voir. Une fois les bâtiments vidés, les forces de l'ordre continuent leur progression et font sortir les manifestants du parc. Des poubelles sont mises devant les grilles pour ralentir la progression des forces de l'ordre.
Une fois sortis, les manifestants tentent de se regrouper mais des jets de lacrymo les séparent en plusieurs groupes: un groupe se retrouve vers le haut de la rue Caponière et un un autre vers le Bon Sauveur. Le groupe principal remonte la rue Caponière en direction du centre ville pendant que l'autre contourne le dispositif policier via le Zénith et le lycée Malherbe. Des interpellations auraient eu lieu à ce moment.
Image
Arrivé à la mairie, le principal groupe (environ 1 000 personnes) amoncelle des poubelles et des barrières devant les grilles de la mairie, le rond point situé devant l'hôtel de ville est occupé. Le groupe ayant contourné les policiers (environ 150 personnes) rejoint le premier à ce niveau.
Image
Après quelques minutes, le cortège repart vers le centre ville via la rue Ecuyère, un lycéen qui trainait en fin de cortège est interpellé par la BAC. Les manifestants se dirigent ensuite vers la préfecture au son de "Caen, debout, réveille toi". Ils se posent ensuite devant la préfecture. Au bout de quelques minutes, les gendarmes mobiles refont leur apparition. Un mouvement de panique s'ensuit, des appels à retourner sur le campus sont lancés au mégaphone. Mais la majeure partie des manifestants restent entre la Poste et la préfecture. Le directeur départemental de la sécurité publique tente de s'avancer vers les manifestants, il se fait copieusement huer et les manifestants lui demandent même un discours.
Image
Sans raison apparente, et alors que les manifestants chambraient gentillement les forces de l'ordre, l'ordre est donné de "nettoyer" la place. Les gendarmes mobiles et les policiers avancent sur une ligne, les manifestants partent soit vers le théâtre soit vers la place de la République. C'est du côté de celle-ci que les incidents sont les plus graves, plusieurs lacrymogènes sont envoyées. La police utilise de nouveau des flash ball (un manifestant atteint dans le dos, un autre à la cuisse) et procède à plusieurs interpellations dont au moins une assez violente (plusieurs coups de matraques successifs). Un petit groupe tente de faire face aux policiers à l'extrémité de la place et de la rue Demolombe. Il reste à cet endroit pendant un quart puis se dirige vers la place Bouchard où la plupart des manifestants s'étaient réfugiés. La consigne est ensuite donnée de rentrer ensemble vers le campus 1. En fin de cortège, des voitures banalisées repèrent les manifestants mais aucune interpellation n'est à déplorer sur le retour.
Sur les coups de 18h, une voiture de la BAC est rentrée sur le campus au niveau du phénix via la voie de tram. Elle est ensuite allée se garer juste devant l'entrée de bâtiment Sciences (à côté de l'amphi Dumont d'Urville), les policiers ont menacé verbalement de s'en prendre à un militant puis sont partis voyant que des occupants aller sortir.

A 19h30, les manifestants avaient recensé 6 interpellations et 3 personnes au moins ont été conduites à l'hôpital
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Messagede OAM le 30 Nov 2007, 00:00

Il y a quand même un début.

14h30 Rassemblement au phénix et départ de la manifestation par la rue de Geôle puis on tourne dans la rue Saint-Pierre.
Petite pause place Malherbe.
A gauche, rue Saint-Laurent, direction la préfecture. Aucun arrêt devant le conseil général, la préfecture, le palais d’assises et prud’hommes (le bunker).
Direction la mairie, pas d’arrêt. On va rue Guillaume Le conquérant pour la rue Caponière et donc le Rectorat.

Pourquoi le rectorat ?
A cause de la décision de la rectrice de faire évacuer par les forces de l’ordre le lycée Rostand mardi. Les manifestants lycéens les plus en verve sont de ce lycée.

Les forces de l’ordre sont déjà présentes, mais sur les côtés.
Cela pouvait sentir le piège car quand les lycéens de Malherbe étaient venus réclamer la levée de la fermeture administrative, ils avaient trouvé la barrière d’entrée close.

La pénétration de manifestants aurait été facilitée par des forces internes.

Elle se fait par l’entrée. Aussitôt le premier manifestant entré, les forces de l’ordre se montrent. Elle est déséquilibrée. A droite, point de salut, les flics sont à son entrée. En face, la double porte coulissante est fermée par intervention électronique mais quelques policiers veillent. A gauche, une trentaine de personnes investissent le couloir mais les forces de l’ordre de ce côté se réveillent.
Au total, une soixantaine, voire quatre-vingt personnes sont à proximité de l’entrée et des marches et sont délogés manu militari à coup de matraques et de boucliers. (Sauf France 3 qui suit tranquillement le fleuve de casques. D’ailleurs aucune image n’a été diffusée ce soir car lors de l’évacuation au plus près de l’entrée, on a gêné le caméraman, sans doute pour empêcher la reconnaissance de ces manifestants.)

Tous les manifestants se retrouvent au plus près derrière les voitures du parking en face.
Mais ce n’est pas assez pour les forces de l’ordre. Un bombardement de gaz lacrymogènes a lieu dans la pelouse un peu boueuse. Il n’y a pas de chemin précis pour descendre.

On se retrouve donc tous dans la rue Caponière, devant la grille du rectorat.
Petite pause de deux trois minutes où des forces d’intervention forment une barrière. Le gros de la troupe arrive depuis le bâtiment.
Alors charge sur les deux côtés.
Je me trouve dans celui du côté du Bon Sauveur.

La foule qui n’a pas peur des hommes en bleu s’organise devant le bar tabac presse en y déposant quelques poubelles.
Nouvelle envolée de gaz lacrymogènes plus poivrées en plein dans la foule la plus massé et la plus pacifique.
Recul de quelques mètres, en dépassant la place Villers, limite du bâtiment du Bon Sauveur.
Lâcher de bombes pétaradantes qui éclatent au niveau de la tête des personnes.
Cette foule téméraire reste au plus près.
Flottement d’une trentaine de minutes. Les manifestations vont jusqu’à la place Villers, le Bon Sauveur et les forces de l’ordre demeurent devant le commerce.

Devant le statut quo, la foule remonte la rue Caponière.
Benoît vous raconte la suite.


benoit a écrit:N'étant pas présent aux débuts des faits, j'ai recueilli plusieurs témoignages.

15h30, un groupe d'appui a déjà investi les bâtiments du rectorat rue Caponière quand la manifestation y arrive. L'ambiance est plutôt détendue, le cortège est composé d'environ 80%de lycéens. Quelques précaires solidaires sont aussi présents. Un quart d'heure après, les gendarmes mobiles et les policiers investissent les bâtiments. Ils cassent une porte et rentrent dans les couloirs. Il y a alors 80/90 personnes à l'intérieur et du monde à l'extérieur dans le parc. Afin de se protéger de l'intervention policière, des occupants se protègent avec un panneau d'affichage, celui-ci ne résiste pas à un tir de flash ball. L'évacuation est violente, des occupants se prennent des coups sur la tête, d'autres s'échappent par les fenêtres (les policiers en ont cassé quelques unes). Le personnel du rectorat est assez choqué par ce qu'il est en train de voir. Une fois les bâtiments vidés, les forces de l'ordre continuent leur progression et font sortir les manifestants du parc. Des poubelles sont mises devant les grilles pour ralentir la progression des forces de l'ordre.
Une fois sortis, les manifestants tentent de se regrouper mais des jets de lacrymo les séparent en plusieurs groupes: un groupe se retrouve vers le haut de la rue Caponière et un un autre vers le Bon Sauveur. Le groupe principal remonte la rue Caponière en direction du centre ville pendant que l'autre contourne le dispositif policier via le Zénith et le lycée Malherbe. Des interpellations auraient eu lieu à ce moment.

Arrivé à la mairie, le principal groupe (environ 1 000 personnes) amoncelle des poubelles et des barrières devant les grilles de la mairie, le rond point situé devant l'hôtel de ville est occupé. Le groupe ayant contourné les policiers (environ 150 personnes) rejoint le premier à ce niveau.

Après quelques minutes, le cortège repart vers le centre ville via la rue Ecuyère, un lycéen qui trainait en fin de cortège est interpellé par la BAC. Les manifestants se dirigent ensuite vers la préfecture au son de "Caen, debout, réveille toi". Ils se posent ensuite devant la préfecture. Au bout de quelques minutes, les gendarmes mobiles refont leur apparition. Un mouvement de panique s'ensuit, des appels à retourner sur le campus sont lancés au mégaphone. Mais la majeure partie des manifestants restent entre la Poste et la préfecture. Le directeur départemental de la sécurité publique tente de s'avancer vers les manifestants, il se fait copieusement huer et les manifestants lui demandent même un discours.

Sans raison apparente, et alors que les manifestants chambraient gentillement les forces de l'ordre, l'ordre est donné de "nettoyer" la place. Les gendarmes mobiles et les policiers avancent sur une ligne, les manifestants partent soit vers le théâtre soit vers la place de la République. C'est du côté de celle-ci que les incidents sont les plus graves, plusieurs lacrymogènes sont envoyées. La police utilise de nouveau des flash ball (un manifestant atteint dans le dos, un autre à la cuisse) et procède à plusieurs interpellations dont au moins une assez violente (plusieurs coups de matraques successifs). Un petit groupe tente de faire face aux policiers à l'extrémité de la place et de la rue Demolombe. Il reste à cet endroit pendant un quart puis se dirige vers la place Bouchard où la plupart des manifestants s'étaient réfugiés. La consigne est ensuite donnée de rentrer ensemble vers le campus 1. En fin de cortège, des voitures banalisées repèrent les manifestants mais aucune interpellation n'est à déplorer sur le retour.
Sur les coups de 18h, une voiture de la BAC est rentrée sur le campus au niveau du phénix via la voie de tram. Elle est ensuite allée se garer juste devant l'entrée de bâtiment Sciences (à côté de l'amphi Dumont d'Urville), les policiers ont menacé verbalement de s'en prendre à un militant puis sont partis voyant que des occupants allaient sortir.

A 19h30, les manifestants avaient recensé 6 interpellations et 3 personnes au moins ont été conduites à l'hôpital
voir les photos


La distance du tir du flash-ball a été estimé à deux mètres ! La victime serait un étudiant impliqué dans le mouvement, dans la commission Action et donc faisait en sorte de faire reculer les plus agités et de les retirer si besoin était.
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Messagede benoit le 30 Nov 2007, 01:31

concernant les blessés, les deux personnes connues sont revenus dans le bâtiment Sciences vers 23h. Un a eu une ITT de 5 jours et l'autre a seulement de gros hématomes. Pas plus d'informations sur les interpellés
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Messagede benoit le 30 Nov 2007, 01:39

Dépêches de l'Education du Jeudi 29 novembre 2007

Le rectorat brièvement occupé à Caen par des lycéens et étudiants

Quelques centaines de jeunes ont brièvement pénétré jeudi après-midi dans le rectorat de Caen en causant des dégâts légers dans les locaux, après avoir participé à une manifestation anti-loi Pécresse ayant rassemblé quelque 1.300 lycéens et étudiants, selon la police.

Les jeunes, en grande majorité des lycéens, ont été délogés du rectorat par les forces de l'ordre qui ont lancé des bombes lacrymogènes à l'intérieur. Quelques légers dégâts et des vitres brisées étaient à déplorer, a constaté un correspondant de l'AFP.

300 à 400 jeunes manifestants ont ensuite bloqué les accès principaux de l'hôtel de ville avec des barrières métalliques avant de se rendre à la préfecture où ils ont à nouveau été chargés par les gendarmes mobiles. "La répression ne nous fera pas plier", criaient les jeunes à l'adresse des forces de l'ordre.

Cinq ou six jeunes ont été interpellés pendant ces heurts, a indiqué Jean Bouteloup, directeur départemental de la sécurité publique.

Parallèlement, 300 jeunes ont manifesté à Cherbourg, selon la police.

Plusieurs lycées étaient toujours bloqués jeudi dans le Calvados, ainsi que six dans la Manche.
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Messagede benoit le 30 Nov 2007, 10:49

j'ai des compléments d'informations: je suis enseignante (hist.géo) au lycée Malherbe et hier soir vers 18h30 en sortant des conseils de classe nous avons appris qu'il y avait eu une quinzaine d'arrestations dt au moins 3 pour le lycée Malherbe ,1 du clé et 1 de Charles D G et qu'il y avaient au moins 4 blessés dt 2 lycéens de Malherbe un avec une arcade sourcillière ouverte et l'autre blessé, blessé au crane que ns avons vu qui avait 6 points de suture. en effet en sortant du lycée , avec 3 autres collègues, ns sommes allés intersyndicalement aux nouvelles au commissariat , là ns avons confirmation de ce que je viens de dire. Ns ns sommes assurés que les familles avaient été prévenues , ce qu'ils ont fait ensuite semble-t_il.
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Messagede OAM le 30 Nov 2007, 11:47

Les articles Ouest-France avec les deux journalistes, la petite brune Isabelle Lê qui signe l'article et Josué Jean-Bart, d'originie antillaise, qui a joué les photographes avec son collègue habituel, Stéphane Geufroi, le chauve.
Et les commentaires qui conviennent.

Page Calvados
Manifestation houleuse autour du rectorat
Hier matin, les étudiants ont voté le déblocage de deux des campus de l'université de Caen. Des heurts avec les forces de l'ordre se sont produits au cours de la manifestation de l'après-midi.
« Blocage, occupation, jusqu'au retrait de cette loi bidon ! » Au départ de la manifestation à l'université de Caen, plus de 2000 étudiants et lycéens (1 300 selon la police) forment un long cortège qui descend en centre-ville. Toujours en lutte contre la loi Pécresse, les manifestants sont remontés. Des rumeurs circulent sur le déblocage par les forces de l'ordre de deux lycées de la ville (lire ci-dessous [NDLR Résistances : article non présent sur Internet et scanné.] ). « Police partout, justice nulle part », scandent les jeunes.

Après une demi-heure de marche, étudiants et lycéens piquent un long sprint dès la place Fontette et filent droit sur le rectorat. « Occupons-le ! C'est là que se prennent les décisions d'évacuer les établissements scolaires », hurle un étudiant au mégaphone. 600 à 700 jeunes forcent les grilles et s'engouffrent dans le parc. Ils réussissent à pénétrer au rez-de-chaussée du bâtiment.

Des policiers et des gendarmes mobiles les rejoignent à l'intérieur des locaux. Ils les repoussent. Le contact est musclé. Protégés derrière des tableaux qu'ils utilisent comme paravent, étudiants et lycéens essaient de rester à l'intérieur des couloirs mais sont vite délogés à coups de matraques (lire ci-dessous [NDLR Résistances : article Internet ci-dessous signé Josué jean-Bart.] ).

Lacrymogènes

À l'extérieur, les jeunes essuient des tirs de grenades lacrymogènes. Ils répliquent par des jets de pierre, de morceaux de bois et de canettes de bière. [ :megaphone: NDLR Résistances : Isabelle Lê qui se trouvait à discuter avec un collègue blond barbu se trouvait sous le garage en face de la barrière. Or même en regardant la photo, et j'ai été témoin de cela, il s'agit juste d'une planche jetée pour la barricade puis les forces de l'ordre, la pierre des éclats d'une brique de calcaire présente sur la photo et peu jetés, quant aux canettes, il n'y en a pas eu lors du rectorat mais dans la rue. Voilà une confusion des genres. Ensuite Isabelle Lê s'est trouvée de par sa position dans le groupe qui a remonté vers le Nice caennais, le Zénith, contrairement à ses deux autres collègues de Ouest-France.] Les manifestants reculent et se retrouvent dans la rue. Il est autour de 16 h. Les forces de l'ordre chargent et dispersent les manifestants rue Caponière et dans les ruelles adjacentes. [NDLR Résistances : faux. Ce sont quelques lycéennes effrayées qui se sont planquées dans les cochères ou au Bon Sauveur mais sont revenues. Le gros est resté.] Chez les étudiants, l'incompréhension règne. « On ne sait plus quoi faire pour se faire entendre, témoigne cette étudiante d'IUT, hagarde. La ministre n'a pas abrogé sa loi et ne nous donne que des amuse-gueules. »

Après une valse-hésitation, le cortège se reforme. [NDLR Résistances : Faux : le cortège s'est reformé à l'Hôtel de Ville.] Direction : l'hôtel de ville. Sur le parvis, les manifestants entassent pêle-mêle barrières métalliques et poubelles. Avant de se rendre à la préfecture où de nouveau les forces de l'ordre les attendent.

Des tirs de grenade lacrymogène dispersent la foule. Les derniers irréductibles retournent au campus. [NDLR Résistances : ensuite vous n'avez qu'à lire l'article de Josué Jean-Bart dans la page du Calvados ci -dessous.] Où ils se donnent rendez-vous à 10 h 30 aujourd'hui au Phénix, « pour libérer les camarades interpellés ».

Isabelle LÊ.

Ouest-France

Avec cette photo des éléments qui veulent en découdre:
Image
Sous titre : Des heurts ont eu lieu en milieu d'après-midi hier au rectorat à Caen entre étudiants et lycéens en lutte contre la loi Pécresse et les forces de l'ordre.



Le point sur les lycées et les campus par Ouest-France.
Image
Image
Et oui, la rectrice et le directeur de Dumont-d'Urville sont de la même classe, celles des notables, des bourgeois qui ont choisi prof pour briller en société. Le directeur de Dumont-d'Urville a même bien intégré le vocabulaire Pernaut des médias.

Page Calvados : Articlé signé Josué Jean-Bart.

Deux altercations, autant de points de vue
Que s'est-il réellement passé, au rectorat d'académie, de Caen ? « Une cinquantaine de manifestants sont entrés par l'arrière », retrace le rectorat. Un groupe qui serait arrivé par la rue de la Haie-Vigné. « Ensuite, ils se sont postés à l'entrée. A ce moment, le gros des manifestants a enfoncé les grilles rue Caponière », reprend l'administration scolaire.
[NDLR Résistances : ceci est un point de vue satellite pour comprendre, non présent dans Ouest-France.
Image]


500 à 600 manifestants envahissent alors le parc. « 150 personnes sont entrées dans le rectorat. On a demandé aux forces de l'ordre d'évacuer l'établissement. » [NDLR Résistances : Faux : ce sont une centaine de lycéens qui n'ont pas franchi la barrière] Jusque-là, les versions sont à peu près concordantes. Elles divergent singulièrement après. Les manifestants assurent avoir essuyé des tirs de flashball (munition en caoutchouc) à l'intérieur de l'édifice.

Un panneau d'affichage est arraché. « Pour se protéger des tirs et des coups de matraque », affirme un étudiant. Qui indique que quelques-uns de ses camarades sont touchés aux jambes par des projectiles. [NDLR Résistances : les coups de matraques ont été faits de haut en bas.]

Une version que réfute le rectorat. « Les manifestants ont chargé avec le panneau. Du côté des policiers, on a vu des bâtons, mais pas de flashball. » Quant à la préfecture, elle s'inscrit en faux contre cette version des faits. « Il n'y a pas eu de tir de flashball, pas même de tir tendu de grenade : elles sont envoyées en l'air », affirme le directeur de cabinet du préfet, Jean-Baptiste Rotsen.
[ :megaphone: NDLR Résistances : Faux, les manifestants n'ont pas chargé avec le panneau car celui était dressé de face. Or la pénétration n'a pas pu avoir lieu de face par la fermeture électronique des portes coulissantes. D'ailleurs, il a été déplacé en vue de cette charge comme une barricade. Le flash-ball n'a pu être fait dans l'accueil à cause de "l'étreinte". Cela a été une intimdation dans le jardin.]

[NDLR Résistances : Lire page Calvados l'entre-deux avec la mairie : c'est très pratique leur fil de lecture à Ouest-France. :lol: ]

Plus tard, devant la préfecture, les deux groupes se sont de nouveau défiés. « On s'est fait charger pour rien », clame un manifestant au retour de cette longue journée. « Un groupe est venu devant la préfecture avec des barrières métalliques entreposées devant le portail, répond Jean-Baptiste Rotsen. Il a amené des poubelles. Un jeune homme a mis le feu dedans avec un fumigène. » À ce moment, les gendarmes mobiles ont fait reculer les jeunes. « Il y a eu des jets de pierres et de canettes de bière. » Deux grenades lacrymogènes auraient alors été tirées.
[ :megaphone: NDLR Résistances : Les barrières métalliques peu nombreuses proviennent des travaux de l'esplanade de la mairie pour les installations de Noël. Quant au jeune pyromane, c'est bien seul individu hors de tout groupe, un lycéen inconscient qui se contentait de mettre le feu de son briquet à une publicité, donc pas de fumigène. En effet, j'ai dû retirer ce papier alors qu'on allongeait des poubelles place des anciennes boucheries, en haut de la rue Caponière.]

Bilan de la journée : de nombreux blessés chez les manifestants selon eux mêmes, dont trois se seraient présentés aux urgences du CHU pour des contusions. Deux représentants des forces de l'ordre blessés l'un à l'arcade sourcilière [NDLR Résistances : et leurs casques :?: :!: ] l'autre à une cheville sur une quarantaine d'intervenants, essentiellement des gendarmes mobiles et quelques policiers. Six interpellations, principalement des lycéens mineurs.


Josué JEAN-BART.

Ouest-France

Avec cette photo :
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Sous-titre : Scène confuse devant le rectorat d'académie : les manifestants sont expulsés du bâtiment.
[NDLR Résistances : il s'agit des dernières personnes évacuées de l'accueil du rectorat. Photo signé donc par Stéphane Geufroi.]


Autre photo page Caen : celle du premier passage devant la mairie pour atteindre le rectorat.
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Encore des modifications faites d'après mes commentaires.
Cette fois, c'est le Liberté ! Comparer avec la semaine dernière page 5 sur ce sujet.
Il n'y a rien sur l'action de mardi !
Mais un portrait d'une étudiante bien impliquée dans la contestation.
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De même, seulement les réponses de Jean-Léonce Dupont (quelles sont les questions ?) dont j'ai fait l'analyse de l'interview qu'il avait donné à France 3 BN. Voir page 5 tout en bas sur ce sujet.
Coïncidence, tous les points de protestations sont posés (France3 n'en avait abordé que deux : les frais d'inscription et l'influence des entreprises). De même, le "au moins" de mon commentaire est repris ; comment ? Voilà le mystère.
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Alors petits commentaires ou rappels :
L’orientation active est annexe à la LRU. Seulement cette présélection a la forme d’un avis mais pourra devenir effective comme cela a lieu dans les IUT. Mais ce pourra être comme un numerus clausus comme en médecine. En fait, tout dépendra de la gestion de l’université, ce que l’autonomie appuiera.

Les frais d’inscription sont tabous pour l’université car elle fait payer l’étudiant et est donc un très gros point de contestation. Mieux vaut la paix étudiante. Comme d’habitue, d’abord la réforme LMD, puis maintenant l’autonomie et enfin, la forte hausse des frais d’inscription comme les autres pays.

Mais pourquoi l’Etat ne complèterait-il pas lui-même ces laboratoires de recherche ? Et pas besoin d’EDF. L’Etat et l’enseignement supérieur doivent être autonomes.

L’autonomie permet à l’université de gérer ses filières. S’il n’y a pas assez d’élèves et pas de fonds apportés par le privé, les entreprises, rien ne sert de les maintenir.

Mais ce service d’orientation et d’insertion existe déjà.

Sur la composition, c’est là où mes commentaires ont le plus d’influence. Là où, sur France3, ce jeune giscardien martelait « un » représentant des entreprises comme seul et unique, il se reprend : c’est un minimum (« au moins »).
Mais quelle différence entre un chef ou cadre d’entreprise et un acteur du monde économique et social ?
Cet acteur n’est pas un élu local, un représentant des collectivités territoriales.
Mais qui est-il alors ? Fantomas ? Un syndicaliste. Et pas un gauchiste. Un membre du MEDEF, comme actuellement. (Il y a bien un syndiqué CGT mais à l’invitation du personnel enseignant et IATOSS, celui du MEDEF a toujours été invité par l’université.)

Bon après, on revient aux belle promesses.

Autrement, retenez ceux du Ouest-France.
Dernière édition par OAM le 30 Nov 2007, 16:38, édité 1 fois.
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Messagede benoit le 30 Nov 2007, 14:30

nouveau rassemblement de soutien ce matin suite aux interpellations de la veille. Le rendez vous est donné à 10h30 au phénix. Vers 11h, le cortège d'une soixantaine de personnes prend la direction de l'hôtel de police via le jardin des plantes et la boulevard Weygand. Durant tout la manif, aucune force de l'ordre n'est visible. Sur les coups de 11h15, le cortège arrive rue Thibout de la Fresnaye au cri de "libérer nos camarades". L'ambiance est plutôt bon enfant. Les grilles du commissarriat sont fermées, de simples citoyens ne peuvent même plus entrer pour déposer plainte; ceux qui sont à l'intérieur sont obligés de sortir par derrière. Les manifestants expriment plusieurs fois leur soutien aux interpellés. Quelques slogans sont aussi dirigés vers les forces de l'ordre qui se sont mis en tenue de maintien de l'ordre à l'intérieur de la cour du commissariat ("vos heures sup ne sont pas payées!").
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A 11h40, une voiture et un fourgon de police viennent se placer dans la rue au niveau du supermarché Leclerc. Des policiers en sortent en tenue de maintien de l'ordre; à l'intérieur du commissariat, il y a aussi de l'activité, les policiers font mouvement vers la grille. Sans aucune sommation et alors qu'aucun projectile n'a été lancé, les policiers chargent les manifestants dans la rue! Arrivés au bout de la rue, les manifestants ralentissent pensant que la charge était terminée. Et bien non, les policiers se regroupent et recommencent à charger dans la rue Saint Gabriel, les manifestants sont obligés de courir de nouveau, les dernières lignes sont à quelques centimètres des premiers coups de matraques. Arrivés place du Canada, les manifestants se regroupent. Il est décidé d'aller sur le marché Saint Sauveur pour avertir les passants de ce qui vient de se passer. Des RG viennent au contact et tentent de justifier l'injustifiable charge, ils se font insulter. Deux personnes auraient été interpellées durant ces charges.
Le directeur départemental de la sécurité publique du Calvados porte une très lourde responsabilité dans ces incidents car à aucun moment les manifestants n'ont été menaçant.
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Dernière édition par benoit le 30 Nov 2007, 17:29, édité 1 fois.
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Messagede Anartoka le 30 Nov 2007, 16:31

Quand j'aurais le temps, je ferais mon propre récit car il manque pas mal de chose comme par exemple la dizaine d'individu piégé dans une des ailes du rectorat pendant que le gros des troupes se faisaient charger, la tentative d'incendie de la mairie (poubelle/barricade en début d'incendie sur le parvis de la mairie) ou encore les barricades en flamme comme le montre la vidéo :

-> http://anartoka.magnify.net/item/5MH80LDDNDHY3JD3
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Messagede benoit le 30 Nov 2007, 17:37

manifestation silencieuse d'environ 80 lycéens de Malherbe cet après midi, ils étaient accompagnés d'une dizaine de leurs professeurs
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Messagede fif14 le 30 Nov 2007, 17:55

bonjour , je vais reposter m'a question ici j' aurais voulu savoir si des AG eté prevu pour la reconduite d' une journée de grève et si oui ou? et à quelle heure ?? si vous avez deja une date de greve dite la moi s' il vous plait

Pour ce qui c' est passez ce matin c' est vraiment ecoeurant que les policier vous est charger comme ca il faut que ca change mais comment ??bonne journée
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Messagede benoit le 30 Nov 2007, 19:03

fif14 a écrit:bonjour , je vais reposter m'a question ici j' aurais voulu savoir si des AG eté prevu pour la reconduite d' une journée de grève et si oui ou? et à quelle heure ?? si vous avez deja une date de greve dite la moi s' il vous plait

Pour ce qui c' est passez ce matin c' est vraiment ecoeurant que les policier vous est charger comme ca il faut que ca change mais comment ??bonne journée

pour l'université, la prochaine AG a lieu mardi à 10h au gymnase. Pour les lycées, j'en ai aucune idée
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Messagede Anartoka le 30 Nov 2007, 20:28

benoit a écrit:pour l'université


L'AG qui se déroule au campus 1 a toujours été ouverte à ce qui veulent lutter : lycéens, rmistes, chômeurs, salariés... et ont le droit de vote.
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